Mes 60 ans

Nous étions le 8 mai 2009 à l'Archipel à Castres

DSC_0058.jpg

Tous les participants sauf moi avaient reçu cette invitation

final.jpg

Les préparatifs de la fête

DSC_0009.jpg

DSC_0015.jpg

DSC_0018.jpg

DSC_0023.jpg

Et Mimi et Patrick répétaient l'animation musicale

DSC_0027.jpg

Certains invités étaient déjà arrivés, d'autres sont arrivés en cours de route. Je découvrais au fur et
à mesure que mon épouse me connait très bien ! Les photographes et caméraman étaient prêts et
ils ont oeuvré toute la soirée !

DSC_0047.jpg

DSC_0070.jpg

DSC_0031.jpg

DSC_0091.jpg

DSC_0213.jpg

DSC_0205.jpg

Un apéritif, délicieux et musical ouvrait la fête après de petites discussions sur la terrasse

DSC_0100.jpg

DSC_0101.jpg

DSC_0105.jpg

L'Archipel c'est super pour les enfants et Paul et Elisa s'en sont donné à coeur joie !

DSC_0032.jpg

DSC_0036.jpg

DSC_0061.jpg

Puis chacun regagnait sa place repérée par un menu à son nom, et la maitresse de cérémonie
lançait la soirée en même temps que le clap de début du film de ma vie

DSC_0112.jpg

Les deux doyens d'âge, Jacques et Maman nous disaient un petit mot d'accueil

DSC_0121.jpg

Puis on évoquait mes trois mandats de conseiller municipal d'Aiguefonde (1977-1995) avec
Jacques Fabre, ancien secrétaire de mairie et Claude Colombier qui a été adjoint. En particulier
Claude a insisté sur mon rôle de rédacteur du bulletin municipal que nous avions créé et il a lu
le dernier éditorial où je souhaitais bon vent à cet adolescent de 18 ans

DSC_0156.jpg

DSC_0219.jpg

DSC_0225.jpg

En plus, comme précisé plus haut, Claudine avait choisi des chansons adaptées pour chaque
circonstance et nous avions été tous dotés d'un petit livret avec les paroles, souvenir du temps de
la chorale créé avec nos amis Micheline et Enzo Lucchese. Michel et Mimi nous ont ainsi
interprété un duo époustouflant sur "We are the champions" car Claudine avait aussi décidé
de parler de mes activités de footballeur et de dirigeant à l'US Aiguefonde et de ma carrière
de bouliste (jeu lyonnais) puis de dirigeant de l'Amicale Bouliste du Mail, pour laquelle elle
avait interrogé mes collègues Jean-Luc (Joss) Cauquil et André Garoppo

DSC_0143.jpg

L'Archipel, c'est bien pour les petits, mais aussi pour les grands grâce à la qualité et à la
diversité de ses buffets d'entrées, de fromages et de desserts !

DSC_0166.jpg

Côté boulot, Jacques Biau, mon presque frère et mon second au labo, avait préparé
un poème dont il a le secret, qui a soulevé les rires, et qui parlait beaucoup de
jardinage. Pour finir, il m'a offert un arrosoir, un outil noir bizarre, parait-il un
plantoir, une petite pelle et un beau tablier. Je ne peux résister au plaisir de vous
montrer le poème ... et les outils !

PUTAIN … SOIXANTE !!!

(Ou la complainte des vieilles plantes)


Tu étais passionné de films et de voyages
Et moi , j’étais plutôt nature et bricolage
Tu aimais la musique, les livres , le théâtre
Et moi c’était le bois, le ciment et le plâtre

Tu essayais de convaincre, avec persévérance…
Je te disais oui, oui … ça m’faisait des vacances .
Tu supposais des choses, en bon statisticien
Mais, comme St Thomas, moi, je n’en croyais rien.

En cours de statistique, tu montais sur les planches
Pour sortir du chapeau tes boules noires ou blanches
Et choisir des chaussettes au fin fond d’un tiroir
Pour essayer d’en faire des paires dans le noir !

Tu nous parlais aussi de CHI 2, de variance
Tu faisais tes p’tits P en toute discrétion
Ne concluais jamais : C’était de la malchance
Ou bien ça n’était pas le bon échantillon …

Moi, j’allume d’abord pour choisir mes chaussettes
Pour parler du hasard, je me prends pas la tête …
Enfin je crois que seul le bon vieux cassoulet
Peut nous aider à faire un royal petit P

Pour nourrir mon esprit, je préfère aux polars
Le tête à tête avec la cuisse d’un canard
Et pour parler culture, je ne trouve de mots
… que pour évoquer celle du haricot.

Je me souviens pourtant de ce vers du poète
« L’ennui naquit un jour de l’uniformité »
Nous n’étions pas pareils … et c’est pour ça peut-êt.
Que pendant tout ce temps nous nous sommes appréciés

Nous vécûmes ensemble avec nos différences
Des années laborieuses, des combats, des défis
Et je te remercie d’ m’avoir donné la chance
De partager l’aventure de la biométrie

Moi, c’étaient les données, et toi la statistique
De l’équipe des ARCs nous étions le soutien
Nous tentions d’exploiter les études cliniques
Intrus et isolés en pays carabin.

Péraudel, Le Sidobre, puis on changea de ville
Labège , Ramonville , et Boulogne parfois
Nous naviguions ensemble au sein d’un monde hostile
Ou règne la magouille, où le toubib est roi .

Nous avons voyagé tous les jours vers Toulouse
En laissant la maison à nos tendres épouses
Pendant plus de 10 ans , seules elles sont restées
Comme Pénélope dans l’Odyssée.

Tu as donné de ton temps pour les associations,
Mairie et syndicats , CGC ou FO
Tu as aimé la scène , la représentation
Et les feux de la rampe qui flattaient ton ego.

Tu dirigeas longtemps l’empire statistique
Avec une main ferme , un sceptre de velours
En jouant sur les mots , tu fus ego … sans trique
Dans le boulot de tous les jours.

Comme le papillon qui va vers la lumière
Et va brûler ses ailes au feu de la bougie
Tu es allé vers l’avant sans regarder derrière ,
Suppositoire !! invention de la pharmacie …

Et tu es alors parti vers d’autres horizons
T’occuper d’autres gens, d’autres associations,
Réceptions, petits fours, comme au salon de thé …
Tu t’es pris de passion pour l’assurance qualité .

Quelqu’un sait ce que c‘est ? C’est l’art de la critique,
On est expert en tout, très loin de la pratique
On dit yaka , fokon sans jamais ne rien faire
On est très directif, mais on reste derrière

Tu as compris avec l’âge qu’en terme de critiques
Il vaut mieux éviter d’être près du public
Et que comme au rugby, c’est souvent les avants
Qui en prennent plein la gueule quand ll y a coup de sang.

Avec tes 60 ans , tes douleurs, ton arthrose
Il sera bientôt temps de faire un peu la pause
D’oublier les chi2 , les p et la variance
Et enfin profiter de tes grandes vacances

Regarde vers l’avant … et puis chaque matin
Oublie ce qu’était hier pour mieux vivre demain
Profite de ton temps avec tes petits fils
Et ne leur transmets pas ton syndrôme du tournevis…

Si les miracles existent, avec beaucoup de chance
Imaginons qu’un jour tu saisisses un marteau,
Une bêche , un sarcloir , et qu’enfin tu te lances
Dans la culture … bien sur , celle du haricot !

Mon vieux soixante-huitard , j’ai rêvé qu’un matin ,
A l’aube , avec Claudine, tu arrosais le jardin …
Tu avais abandonné le portable, la voiture
Pour faire un retour vers la nature …

C’est pas vrai ! sur le tard tu t’étais converti
A la culture du radis
Et tu disais « Claudine, je voudrais avec toi
Faire grimper les petits pois »
Emmenons avec nous petit Paul
Pour planter l’oignon rocambole
Tu demandais : « Je veux des bottes
Pour pouvoir sarcler les carottes »
Ou tu lui susurrais « Mon chou,
allons cueillir le respounchou ! »

C’était touchant et beau … puis ce fut le réveil …
Dans la réalité ce n’était pas pareil .
Mais fort heureusement, il y a mamie Claudine
Main verte s’il en est, qui bute, sarcle et bine

Bouture l’hortensia et taille le rosier,
Bichonne l’artichaut, sarcle les framboisiers
Fait pousser le persil, la salade, le dalhia
Et cultive les pétunias .

Les légumes et les fruits, ce n’est pas une fable
C’est pour le développement … du râble .
Elle jardine de bon cœur, écoutant Sarkozy :
Huit légumes par jour qu’ils disaient , à Paris.

Si après 60 ans il n’est toujours pas venu
Au jardin avec toi , je pense que c’est foutu
Claudine, persévère et veille à la santé
De la vieille plante … et de mon pote âgé .

DSC_0218.jpg

DSC_0229.jpg

DSC_0303.jpg

Puis Valery Jault qui avec sa compagne Valérie Miailhe avait fait quelques voyages
inoubliables avec nous a choisi, de raconter en vers, les péripéties hilarantes
de notre voyage en Chine. Et comme depuis le début du repas ils n'avaient pas
tous les deux donné leur part au chat pour rire, la cure bienfaisante a continué !

DSC_0371.jpg

Avec toi en voyage en Chine …


Auprès de Joris, par deux fois regroupés
Autour de Joris par deux fois exaltés
Dans le grand oiseau, nous avons embarqué
Du soir jusqu’à l’aube, nous voilà rassurés
Car avec Joris tout est bien organisé
7h00, 13h00 de vol, inutile de compter
Car avec lui fort loin nous allons voyager
Egypte ou Chine, j’ai longtemps hésité
Mais finalement pour anecdote l’Asie vous sera contée.


Des souvenirs tenaces, de ceux qui font rêver
Remplissent nos appareils et nos disques USB
Un matin à Canton, une danse improvisée.
Un instant à Canton, j’ai vu Joris voler.
Descente de la colline Tudo et ce fou qui criait
Tu l’as bien imité mais quand même tu l’as vexé.
J’ai bien cru un moment qu’il allait nous taper
Mais Joris est devant et il est bien baraqué.


La citée interdite, tu parles, tout le monde peut y entrer
Emotion pour toi sur la place, nombreux y sont tombés
Brûler le portait de Mao, humm là on s’est dégonflé,
A la colline du Charbon, tu as bien négocié
Des photos, des cartes, des livres tu as tout acheté
Et le tout pour presque rien, tu les as bien … arnaqués


Et nous voilà sur la muraille, il faut en profiter
Au plus loin s’avancer mais avant midi il faut être rentrer.
Attention en revenant, à gauche il faut tourner
C’est la guide qui l’a dit et le coin elle connaît
Mais il manque quelqu’un. Où s’est-il envolé ?
Vite, vite on a couru tous les 2 pour le retrouver
A gauche, à droite, en bas en haut partout on a cherché
Annoncer la mauvaise nouvelle, à sa femme épleurée
Non là j’en rajoute, inutile de romancer
Car au téléphone il vient de l’annoncer,
L’étourdi à l’hôtel en taxi est rentré.


Vers la place de nouveau le soir on s’est avancé.
Le pas est vif mais l’air est glacé.
Heureusement Josiane et Claudine ont bien pris leur gilet
Au passage souterrain, la police nous a bloqués
Moi j’en suis sur, on nous a dénoncés.


Au musée de Shangaï, avec Joris on s’est laché,
On a joué aux espions avec nos deux combinés
C’est le dernier jour, il faut se calmer
Sinon c’est sur, on va bientôt se faire arrêter.


La fin du voyage est proche mais pour le prolonger
Naviguez sur son site, ouvrer son lien http
Car c’est sur pour les vers, Joris il est très doué
Et son blog est rempli d’émotions partagées


Finalement, sans Joris, y serions nous allé ?
Un autre que Joris nous aurait-il décidés ?
Nul ne peut l’affirmer
Mais en tout cas c’est sur il nous faut ici l’avouer
Sans Joris à la barre on aurait moins aimé
Et pour ces bons moments sois ici remercié.

DSC_0235.jpg

Puis ce fut le tour du rugby à XV pour lequel mon épouse avait contacté Dominique
Dauba, celui qui m'a décidé à devenir entraineur des jeunes, à Mazamet, mais il n'était
pas disponible. Il m'a par la suite fait passer une lettre très touchante et des photos de
nos chers petits, dont Michel et Laurent, à qui nous avons un peu enseigné à devenir des
hommes respectables.

Mon cher Joris
Dans l'impossibilité d'être avec vous le jour où on fêtera tes 60 ans, je voudrais par
ce petit mot te dire toute l'estime et l'amitié que j'ai pour toi.
Ces quelques photos te rappelleront de bons moments que nous avons passés
ensemble au S.C.M. dans les années 80.
Nous avons connu beaucoup de moments de joie après les victoires (nombreuses)
et même après les défaites (rares). Et les retours en car étaient mémorables entre
les chants entonnés par Michel et les blagues racontées par Joris, le chemin n'était
jamais long.
Soixante ans, Joris, c'est l'âge où on est encore en forme, mais où on regarde un peu
dans le rétroviseur de la vie. Si tu jettes un regard furtif dans le tien, tu verras les
mines réjouies de ces gamins, devenus des hommes, qui te font un petit geste de
la main, en souriant, pour te remercier de t'être occupé d'eux et du bonheur que
tu leur as donné. Maintenant regarde devant toi (sinon tu vas avoir un accident) profite
au maximum de ta charmante famille et joue à plein temps ton rôle de grand-père
comme l'avait fait avant toi ton papa, notre plus fidèle supporter.
Bon anniversaire Joris,
Ton ami, Dominique

Elle avait aussi contacté mes collègues du rugby du labo Giopatto,
Sendral, Girbas dont l'amical souvenir m'a fait un plaisir immense. Un mot aussi a été
dit sur mon éveil au rugby au CO, après un passage obligé de 4 ans de gym au Stade
Castrais, puis en équipe universitaire avec le lycée Déodat de Séverac de Toulouse.
Pour finir nous avons tous chanté Paquito, la chanson de Bayonne avec des gestes
très physiques et Mimi à la baguette. Une Mimi qui a même dû payer de sa personne !

DSC_0247.jpg

DSC_0318.jpg

Après le XV, le XIII, avec Enzo Lucchese, d'abord notre garagiste, puis mon mentor dans
mon aventure treiziste, qui avait commencé avec mon fils Michel, et enfin un ami fidèle
et loyal. Il m'a dit des mots, directement sortis de son coeur, et qui ont rapidement envahi
le mien.

Deux aventures que j'ai vécues avec mon ami Joris
Durant 4 années, le tandem Joris/Enzo a travaillé efficacement pour l'évolution
du Club "Tarn Sud XIII"
Juin 92 Congrès de Marseille au Stade Vélodrome
1er Janvier 93 Réveillon à Fontalba avec Frédéric Agar et 496 convives
Mai 93 Organisation d'un match International à Mazamet opposant
l'équipe de France de Fédérale aux redoutables Koalas Australiens
Juin 93 Congrès de la FFRXIII à l'Apollo de Mazamet
Septembre 94 Lancement de France Rugby league à la Chevalière à Mazamet
avec Jacques Fouroux : 6000 spectateurs
1er Janvier 95 Réveillon à la salle Costis d'Aussillon avec l'orchestre Louis Lionel
565 convives et un réel succés
Août 96 Petite finale Rugby League à la Chevalière avec le Spectacle des Années Twist
et un grand feu d'artifice
Octobre 96 fin de cette première aventure
Fin 97 le club des chanteurs à la croix du bois !!! a pris naissance chez Micheline
au cours d'un sympathique repas
Le soir même, Claudine et Joris ont fixé la date du prochain rendez-vous au Cabanat
pour pérenniser la chose
Ensuite il y a eu des réunions "lyriques" devant une bonne table chez chacun des
convives à tour de rôle, tous les deux mois et deux années durant !
Le tout a même été agrémenté de quelques vernissages de notre talentueux peintre
l'ami Steve.
Les couples concernés : Claudine/Joris, Asho/Steve, Maryline/Jean-François, Renée/Claude
Jocelyne/André et Micheline/Enzo.

DSC_0259.jpg

Ensuite un très grand moment avec l'apparition d'un trio de femmes (?) avec Rogida à
la chorégraphie, Michèle et Pierrette au chant. Une chanson adaptée, qu'on peut chanter
sur l'air d'une chanson de Dalida, avait été composée à cet effet : "Il venait d'avoir 60 ans"

Il venait d'avoir 60 ans

Chorégraphié par Rogida

Il venait d'avoir 60 ans.
Il était beau comme un camion,
Fervent gastronome.

Il a changé, évidemment
S’est bonifié avec le temps,
Grâce aux hormones.

J'ai mis de l'huile dans mes cheveux,
Végétaline sur mes yeux,
Ça l'a fait frire.

Telle la fourmi qui cro-onde,
J'aurais échangé tout mon monde
Pour un sourire.

Il venait d'avoir 60 ans.
C'était le plus beau bâtiment
Du laboratoire.

De la chimie il a tâté.
du polymère a tripoté
c’était notoire.

Il chanta «Zoé» cinquante fois
En équilibre, ou de guingois
S’moquant d’la censure.

Au creux d'un ressort improvisé
Risquant un moment de castrer,
sa progéniture.

Il venait d'avoir 60 ans.
L’âge d’un tout petit volcan
Sans l’altitude

Après le bouillonnement et les jets,
La sagesse s’est installée
Et la quiétude

On aurait voulu le remercier.
Pour toutes ces années passées
A l’ abris sous son aile.

Mais soixante ans c’est vite passé
Que de bons moments partagés
Au son de la voix paternelle.

J'ai mis de l'huile dans mes cheveux,
Végétaline sur mes yeux,
Ça l'a fait rire.

J'avais oublié dans toute ma hâte,
Que je devais placer le choix dans la date

DSC_0268.jpg

DSC_0279.jpg

DSC_0295.jpg

DSC_0301.jpg

Merci Roger et les enfants pour ce moment inoubliable ! Et tant qu'on est dans les
chansons, fil rouge de la soirée, Mamie Clo, aidée de Mamie Sil ont fait chanter (et même
danser) nos deux petits.

DSC_0378.jpg

DSC_0354.jpg

DSC_0312.jpg

DSC_0448.jpg

Après les plus petits, la plus âgée, ma maman qui nous a interprété de façon magistrale
"Du gris", avec la participation de ses deux voisins Max Salles et Jacques Fabre, et
"Les amants de St Jean", où je l'ai rejointe à la fin, grâce à une suggestion habile de
Marcel, pour un duo d'amour maternel et filial !

DSC_0335.jpg

DSC_0336.jpg

DSC_0343.jpg

Mimi et Patrick m'avaient aussi préparé leur surprise, dans le cadre de l'évocation de
notre participation, Claudine et moi, au Comité des Fêtes de Roussoulp/Le Cabanat.
Une belle chanson qu'on peut chanter sur l'air de "Sur la route de Memphis".

CLIN D'OEIL DU COMITE

Avec toi Joris on a créé, à Roussoulp, un petit Comité,
Pour animer le quartier, pour animer le quartier,
Pour transformer le premier essai, nous étions sous un ciel étoilé,
Tous ensemble dans le pré, tous ensemble dans le pré.

Tout le village était venu faire connaissance,
Tu étais heureux, de voir autant de connivence.

Le succès nous donnant de l'ardeur, nous préparons de tout notre coeur,
Les châtaignes du bonheur, les châtaignes du bonheur,
Des martiens, un magicien farceur, ont hypnotisé les spectateurs,
Sous l'éclat des projecteurs, nous découvrons des acteurs.

Rappelle toi, la chanson sur José Bové,
Et ce goret, Dudule qui savait compter !

Toi le sage, tu avais prédit, attention, ce soir on a la pluie,
Nous n'avons pas écouté, il a fallu galoper !
Une blonde un jour s'est présentée, te donnant le plus doux des baisers,
Ses deux lèvres tatouées, tu étais bien embêté !

Tous les Yéyés, avec nous, ont ressuscité,
Et nos copines, avaient un super déhanché !

Des idées tu en as à foison, pour animer tu es le champion,
Quand il s'agit de chanter, tu es toujours le premier
Du haut de tes soixante balais, on est sûr que tu vas continuer,
A venir prendre ton pied, avec tout le comité,
A venir prendre ton pied, avec tout le comité,...

Nous avons terminé par la danse du village, ramenée d'un séjour au vvf de
la Grande Motte, et qui débute et conclue nos animations. Michel et Paul nous
avaient rejoint et même à la fin, Elisa levait la jambe pour danser avec nous !

DSC_0369.jpg

DSC_0425.jpg

Un peu plus tôt dans la soirée, Jacques Fabre nous avait parlé de l'aventure vécue
ensemble lors de la création de la reconstitution historique de "L'affaire Sirven"
Beaucoup de drame, mais aussi de convivialité, de partage, de communion, et
quelques anecdotes savoureuses que j'ai eu plaisir à raconter

DSC_0123.jpg

Nous avons aussi évoqué la kermesse de l'Ecole de la Maylarié à Aussillon que dirigeait
mon épouse. Une kermesse que, élus délégués parents d'élèves, nous lui avions plus ou
moins imposée. Ce fut l'occasion de commencer à découvrir les immenses talents de
magicien (et de comédien) de Claude Degude, qui se complètent très bien avec ceux
de décoratrice florale de son épouse Marie-José à qui l'on doit les petits seaux de roses
sur les tables (le muguet vient lui du jardin du Cabanat). Tout au long de la soirée nous
avons vu des disques changer de couleur, les pompons du magicien, je me suis vu offrir
des fleurs qui disparaissaient, les anneaux ont beaucoup intrigué Ginette, Mimi et Claude
Claudine a été transpercée de couteaux au grand désarroi de Paul, et j'ai du remplacer mon
petit fils qui avait refusé la sollicitation, pour un numéro d'adresse ?

DSC_0187.jpg

DSC_0182.jpg

DSC_0402.jpg

DSC_0420.jpg

D'autres surprises m'ont aussi été réservées par Paulette, ma belle soeur, qui avait
composé autour des lettres de mon prénom,

Vingt ans, trois fois
J comme Jeunesse, Jovialité, Johnny, Je, Jeux, Je sais, J'en passe,
O comme Organisation, Occupations, Omniprésence, Ombrage,
R comme Rugby, Régime, Restaurant, Raminagrobis, Ritournelle,
I comme Intelligence Imagée d'une Implacable et Infinie Ironie Irradiante,
S comme Sempiternelles Statistiques, Sport (?),Suggestions, Susceptibilité,
Serviabilité, Santé, Sans thé, Santé Sans quête que nous te Souhaitons tous
ici rassemblés. Heureux Anniversaire,
Paulette

Et par mon cousin, Max Fayard, qui m'a rappelé notre enfance et en particulier
le "casque en fer" de la Rue Marcel Briguiboul !
Il avait aussi amené sa caméra qui a servi à immortaliser ces instants merveilleux

DSC_0359.jpg

DSC_0390.jpg

DSC_0374.jpg

Et arriva le moment du gâteau, un très beau et bon gâteau. Mes deux petits enfants
avaient attendu cette heure pourtant tardive pour m'aider à souffler les (la) bougie(s)

DSC_0467.jpg

DSC_0477.jpg

J'ai bien sûr eu de très beaux cadeaux et en particulier un superbe appareil photo
reflex numérique avec dedans toutes les images de la soirée prises en grande
partie par Pierre mais aussi par Claudine et Michel. J'ai aussi eu des livres, des CD
de Jazz Manouche (Steeve Laffont est un neveu de mon cousin Max), un livret sur
ma belle aventure à la Mairie, remis au nom de Jacques Fabre par Claude

DSC_0498.jpg

Ma belle fille Vanessa, qui en plus en ce jour particulier m'a servi de chauffeur, m'a aussi
confectionné avec la technique du scrapbooking un magnifique album de photos de
mes deux petits enfants, tout à la gloire de leur grand père !

DSC_0022.jpg

DSC_0484.jpg

Voilà, j'ai aussi une pensée pour Michèle et Robert Médale. Ils auraient aimé être là
mais le devoir de grands parents les a conviés à du baby sitting. Ils auraient
parlé des fêtes du Cabanat avec les voisins qu'ils avaient initiées et qui se sont
taries après leur départ dans le Gers, le Lot ou le Tarn et Garonne. Redevenus
Tarnais depuis peu, gageons que nous ne tarderons pas à nous revoir.
J'avais décidé de ne rien préparer de nominatif pour cette occasion où je ne
connaissais pas les protagonistes et j'ai décidé d'utiliser un poème que
j'aurais aimé écrire et que je qualifierais volontiers d'auxiliaire
(et en vers de 8 pieds comme Claudine les aime) pour remercier
celles et ceux qui s'étaient réunis autour de moi ou qui étaient présents par la pensée.
Peut-être un sixième sens m'avait dit que mon "frère" Jacques allait insister sur les
différences ?

AVOIR ET ÊTRE

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.

Je voudrais ici remercier mon épouse et mes enfants pour cette belle fête.
On peut voir ci-dessous qu'il y a une véritable communion dans la joie
entre Claudine et Michel, et que Pierre n'est pas souvent sur les photos car
trop souvent derrière l'appareil !

DSC_0505.jpg

DSC_0137.jpg

Et ce que je retiendrai le plus c'est cette Claudine souriante et triomphante
après avoir passé l'épreuve du magicien et de l'organisation de la soirée.

DSC_0408.jpg

Encore une fois, regardez nos grands sourires vous dire à tous "Merci de tout notre coeur"!

DSC_0165.jpg

Un livre d'or, prévu par les enfants et rempli par les convives me permet encore tous
les jours de relire des témoignages du bonheur vécu lors de cette soirée