Les Indiens dans le Cantal et en pays Arverne


Du 19 au 22 Juin 2009


Accompagnateurs : Juju et Jeannot




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19 Juin


Juju et son Jeannot, ont eu vitre traité,
De notre ami Indien, toutes formalités,
Le programme établi, ils nous l’ont envoyé,
Et tous, le jour prévu, nous sommes arrivés.


Claude est passé si vite, qu’il n’a pu s’arrêter,
Avec sa caravane, il a du reculer,
Mais de l’aide il a eu, et bien vite installé,
Auprès d’un bel étang, dans un endroit discret.


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Nous sommes arrivés, il est vrai bon derniers,
Mais la route était belle, et n’étions pas pressés,
Après les embrassades, ce furent les cadeaux,
Cerises de Monique, bien mangées aussitôt.


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Des chopes et de la bière, de nos amis du Nord,
Des gâteaux de Cholet, et un cocktail bien fort,
Nantillais est nommé, du rhum du muscadet,
Et le déguster frais, était vraiment parfait !


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Muchus du Pays Basque, Sauterne de Bordeaux,
Un éléphant de l’Inde et des bindis très beaux,
Vin des côtes du Rhône, Pumpet de Mazamet,
Les gâteaux de Juju, étaient à se pâmer !


Shailesh a porté, aussi de bons épices,
Et des graines à manger, en guise de dentifrice,
Les histoires se content, on ressent du bonheur,
Et voilà que la pluie, verse sur nous ses pleurs !


On nous conduit alors, vite chez Pascaline,
C’est le nom de l’hôtel, et oui on le devine,
Installons nos bagages, puis nous nous retrouvons,
Assis sur la terrasse, et encore parlons.


En face de l’hôtel, il y a un charcutier,
Et il ne fait jamais, les choses à moitié,
A plusieurs magasins, fait de la salaison,
Nous allons visiter, des jambons la maison.


C’est un gars sympathique, Un cousin de Juju,
Il aime discuter, il est très détendu,
Il nous parle à chacun, nous devenons ses potes,
Et très vite il raconte, de belles anecdotes.


Pour son mariage avait, décidé de partir,
Et avec son épouse, l’Espagne découvrir,
Un arrêt à Lacaune, a changé bien des choses,
Et après un mensonge, dans ce lieu ils se posent.


Il avait oublié, parait-il ses papiers,
Mais Lacaune c’est sûr, pour lui a des attraits,
Plein de charcuteries, c’est sûr à visiter,
Et voilà le voyage, offert à sa moitié !


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Dans le grand bâtiment, haut comme deux étages,
C’est avec l’ami Mas, que la troupe s’engage,
De l’inox, des machines, nous voyons tout d’abord,
On enlève les os, dans ce très beau décor !


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Car le jambon se vend, souvent coupé en tranches,
Et pour cela bien sûr, mieux vaut sortir le manche,
Nous commençons à voir, des rangées de jambons,
Ce sont des frais ici, à côté nous passons.


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Nous entrons dans un lieu, au plafond très très haut,
Il n’y fait pas bien chaud, on est près de zéro,
Des milliers de jambons, commencent à sécher,
Ici pour 9 semaines, sur de grands espaliers.


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L’impression est très forte, il y en a partout,
Vingt cinq mille jambons, c’est un décor de fous,
Nous partons de ce lieu, pour en gagner un autre,
Première sensation, c’est le nez qui nous l’offre !


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La salle est aussi grande, que celle d’à côté,
Et il y fait moins froid, ça nous l’avons noté,
Ici tous les jambons, continuent à sécher,
Quelquefois pour un an ou même deux années.


Et ce sont les effluves, de sel et de séchage,
Que les nez sentent bien, dès que l’on s’y engage,
Vingt mille autres jambons, attendent patiemment,
Que soit annoncée l’heure, de leur mûrissement.


Il a fallu bien sûr, saler tout l’extérieur,
Et lentement laisser, le sel gagner le cœur,
L’ami Mas nous explique, souvent avec ardeur,
Et nous comprenons tous, qu’ici est son bonheur !


Sa voix a pu tromper, au téléphone un jour,
La dame qui le voyait, très grand et plein d’atours,
Avec une moustache, on imagine aussi,
Et elle fut surprise, le jour où elle le vit !


Elle n’osa pas lui dire, toute sa déception,
Mais désormais c’est sûr, se sert à son garçon,
Elle n’avait pas vu, que géant il était,
Non pas de par sa taille, mais son travail parfait !


Claude nous a conté, une mésaventure,
Rentré sur autoroute, à contre sens bien sûr,
Et il s’en est tiré, sans une égratignure,
Il en rigole encore, c’est bien dans sa nature !


Au repas il nous parle, de son fils du Mexique,
Et après les jambons, il y en a qui tiquent,
Nous allons attraper, si nous continuons,
La grippe Mexicaine, ou celle du cochon !


20 Juin


Les volcans cantaliens, ont beaucoup travaillé,
Ils ont fait des cuvettes, des pics et des vallées,
Et parfois des plateaux, faits de lave coulée,
C’est dans ce beau décor, que partons promener.


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Du château de Carlat, il ne reste plus rien,
Car le seigneur du coin, embêtait ses voisins,
C’est le Roi Henri IV, qui le fit démolir,
Puissance et religion, il fallait en finir !


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Il devait être beau, sur la lave en plateau,
Murailles naturelles, surmontées de créneaux,
Vision panoramique, sur la vallée autour,
Pour encore mieux voir, il avait quelques tours.


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Accédons au plateau, par faille naturelle,
Murailles de cailloux, une impression très belle,
Appartient désormais, à ceux de Monaco,
Ont déjà un rocher, c’est vraiment rigolo !


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Certains auraient voulu, le marier à Bruni,
Pour rendre un bel hommage, à femme de Sarkozy,
Mais c’est hors de question, vu les travaux à faire,
Le Prince Grimaldi, ça ne doit pas lui plaire !


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Escalier de la Reine, avons pris pour monter,
Sommes redescendus, par un bien dérobé,
Nous avons admiré, d’énormes escargots,
Et le doigt de Daniel, à côté n’est pas gros !


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Chaudes Aigues en suivant, et sa source du Par,
Quatre vingt deux degrés, la toucher est un art,
Une des trente sources, que l’on trouve ici,
On y épilait les porcs, pour les parer pardi !


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Usage domestique, ou bien pour soins thermaux,
Traitement de la laine, le tout fait avec l’eau,
Et déjà les Romains, y avaient bien pensé,
Pour chauffer les maisons, l’avaient utilisée.


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Tout en se baladant, nous trouvons dans le coin,
Une rue qui n’est pas, celle des crottes de chien,
Un lavoir nous attire, l’eau a l’air juste à point,
Pour Daniel et Claudine, qui ont soigné leurs mains.


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Pour manger à midi, nous allons dominer,
Barrage de Grand Val, et son lac allongé,
Le Belvédère est là, bien sûr pour la vision,
Et en plus ce qu’on mange, y est vraiment très bon.


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Et la Truyère ici, il fallait traverser,
Sinon chemin de fer, un détour aurait fait,
Mais Boyer et Eiffel, ils avaient de l’idée,
Et un viaduc ici, ont vite décidé !


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Cent vingt mètres au dessus, de la belle rivière,
Cinq cent soixante cinq mètres, de long, fallait le faire,
Soixante mille rivets, sa belle couleur rose,
En puissance et beauté, au décor il s’impose.


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L’ont nommé Garabit, l’avons photographié,
Et il faut l’avouer, bien de tous les côtés,
De gros oiseaux de proie, montaient et descendaient,
Ce doit être bien bon, d’ici le survoler.


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Pas loin d’ici aussi, il y eut dans le temps,
Des histoires terribles, bête du Gévaudan,
Alleuze et son château, perché sur un piton,
Un décor féerique, du bonheur à foison.


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Nous avons aussi vu, la belle petite église,
Perdue dans le décor, elle est vraiment exquise,
Un cimetière autour, hélas abandonné,
Où avons pris le temps, de bien nous promener.


Les plus aventureux, ont gravi la colline,
Et du haut du château, maintenant nous dominent,
Ont même pénétré, dans ce lieu interdit,
D’où l’on a parait-il, plus belle vue qu’ici.


Pendant tous nos trajets, nous avons profité,
De belles anecdotes, qu’on nous a racontées,
Shailesh eut du mal, un jour, pour s’arrêter,
Car vitesses et freins, d’un vélo confondait !


Josiane a parlé aussi de beaux dindons,
De magnifiques choses, qu’elle vit à l’horizon,
Jean-Pierre pour changer, est tombé amoureux,
D’une belle grue jaune, qu’il a vue de ses yeux !


Pour finir retenons, que notre guide Indien,
Faillit bien se noyer, sa vie ne tint à rien,
Car au milieu d’un lac, voulut se mettre droit,
Avait mal évalué, la hauteur de l’endroit !


21 Juin


Route vers Padirac, son gouffre nous attend,
Cent trois mètres sous terre, nous offre ses présents,
Martel le découvrit, il y a cent vingt ans,
Et nous allons le voir, dans un petit moment.


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Il y a des ascenseurs, ou bien des escaliers,
Que les plus courageux, prennent sans hésiter,
Et puis c’est la balade, rivière souterraine,
Cinq cent mètres de long, et le guide entraîne.


La grande pendeloque, nous découvrons soudain,
Soixante mètres de haut, doit tenir par filin !
Et non, c’est la nature, qui fit la stalactite,
Elle ne s’allonge plus, mais elle grossit vite.


On a pu la toucher, c’est un porte bonheur,
Un enfant dans l’année, serait une gageure,
Elle semble s’admirer, dans le la de la Pluie,
On accoste bientôt, la balade est finie.


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A pied nous continuons, montons et descendons,
On voit le lac des Gours, par endroit peu profond,
La salle du grand Dôme, concrétions, candélabres,
Sculptures enchanteresses, entraînant les palabres.


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Cascades de calcite, se succèdent alors,
La nature nous donne, le fruit de ses efforts,
Finissons la balade, la barque reprenons,
La grande pendeloque, à nouveau nous voyons.


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L’érosion cérébrale, les têtes des touristes,
La dénomination, ne nous sembla pas triste,
C’est par les ascenseurs, qu’ensemble nous montons,
Nous venons tous de vivre, un moment d’émotion.


La halte pour manger, c’est le Roc du berger,
Perdu dans la nature, c’est un endroit parfait,
Nous y passons du temps, mais nous le pouvons bien,
Car en fait qui nous presse, vraiment il n’y a rien !


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Gagnons Rocamadour, arrivons par le haut,
Et le tour des remparts, certains le font bientôt,
Ils ont vite attiré, l’attention des touristes,
Car ils passaient par deux, et ce n’était pas triste !


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Ils ont pu admirer, le canyon de l’Alzou,
Qu’ils ont bien surplombé, et vu tout au dessous,
Les toits du sanctuaire, au flanc de la falaise,
Pour construire tout ça, ils ont été balaises !


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Dès le dixième siècle, un sanctuaire existait,
Dédié à la vierge, n’était pas renommé,
Mais de St Amadour, on découvrit le corps,
Et le lieu prit alors, un fantastique essor.


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Descendons en zig zag, un beau chemin de croix,
Les stations bien sculptées, encouragent la foi,
Puis nous arrivons vite au niveau des sanctuaires,
Il y a cinq églises, pour implorer le père.


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Dans une nous voyons, une vierge bien noire,
Qui guida le bateau, de Cartier c’est notoire,
Il reste des vestiges, de peintures murales,
Et des sculptures aussi, qui marquent nos escales.


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C’est à flanc de falaise, que la cité s’étire,
Et sur plusieurs paliers, c’est cela qu’on admire,
Les quartiers bien fermés, portes fortifies,
Il en reste encore huit, fières comme au passé.


Un peu plus bas il y a, la ville et son petit train,
Jeannot le conduisit, en des temps plus lointains,
Nous flânons dans la rue, avant que nos chauffeurs,
Ne remontent là haut, qu’il est dur leur labeur !


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Les avons attendus, bien assis sur des bancs,
Avec Rocamadour, en spectacle devant,
Les voilà qui arrivent, montons dans les voitures,
Allons continuer, notre belle aventure !


Avant de nous mener, voir le site de loin,
Jeannot a dans l’idée, de retrouver un coin,
Où une résurgence, il avait découverte,
Et nous voilà partis, presque dans le désert.


Car il faut que l’on dise, que depuis le début,
Il a dans sa voiture, et on n’y pensait plus,
Claude, l’ami du Nord, et son orientation,
Qui déroute souvent, sans la moindre exception.


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Nous sommes arrêtés, Jeannot ne trouve plus,
D’autres touristes aussi, ici se sont perdus,
Je descends aussitôt, et Jeannot je rejoins,
« Claude sors de ce corps !», en imposant les mains.


Le fou rire nous prend, Shailesh est plié,
Et bien la résurgence, on la verra jamais,
Mais nous avons vécu, un moment sympathique,
Pas besoin d’essayer, de le mettre en musique !


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Halte sur le côté, Rocamadour en face,
Mais il y a le soleil, hélas qui est en place,
Jean-Pierre ouvre alors, un très beau parapluie,
Et faisons nos photos, dessous bien à l’abri.


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Le soir avons mangé, un vrai repas de noces,
Des riz de veau parfaits, dans une bonne sauce,
Les convives joyeux, une bonne atmosphère,
Et des remerciements, à notre cuisinière.


Nous avons discuté, et parlé du passé,
Jeannot nous a conté, ses plus jeunes années,
Comment enfant de cœur, la religion pratique,
Et marié à Juju, pêche à la dynamite !


22 Juin


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Nous allons visiter, les poteries du Don,
Un site éblouissant, dans un lieu d’exception,
Des tours couleur de cuivre, qui ne semblent pas droites,
Ici la céramique, en artiste on l’exploite !


Nigel et sa Suzy, Atkins bien entendu,
Après s’être cachés, par ici sont venus,
Le gré au sel c’est sûr, le maîtrisent vraiment,
Côté alimentaire, ou doré carrément.


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Nous voyons le potier, devant nos yeux œuvrer,
Au départ une boule, puis un objet parfait,
Ses mains lissent et polissent, et comme des ciseaux,
Enlèvent la matière, qui ici est en trop.


Le travail s’effectue, au gré de la semaine,
Un artiste fait tout, jusqu’à l’objet nous mène,
Il y a un classeur, bien sûr pour chaque espèce,
Mais de petits détails, différencient les pièces.


La terre vient du Cher, elle convient très bien,
Et une fois séchée, elle a un bon maintien,
L’engobage permet, d’avoir plusieurs couleurs,
Le métal et les couches, en sont le vrai facteur.


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C’est pendant la cuisson, que tout se met en place,
Le four à treize cent, vingt sept heures y passent,
On bombarde de sel, il y a des réactions,
Et on est éblouis, par cette finition.


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Pour les décors en or, il y a une autre étape,
C’est après la cuisson, que Suzy elle attaque,
Elle met en valeur, les couleurs obtenues,
Qui, bien soulignées d’or, trésors sont devenues.


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Le vignoble du Fel, approchons maintenant,
Terres de Coustoubis, ensemble étonnant,
Car c’est le plus petit, que nous ayons en France,
Et bien nous l’avons vu, nous avons de la chance !


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Nous voyons bien la vigne, placée en espaliers,
Et de l’autre côté, il y a des châtaigniers,
Un tout petit village, des maisons bien tenues,
Avec pierres de taille, ardoises et toits pentus.


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C’est Daniel aujourd’hui, qui est sous influence,
Claude dans sa voiture, va falloir que l’on pense,
A enlever le sort, qu’il pourrait lui jeter,
Il ne faut pas les perdre, alors tenons nous prêts.


C’est à l’Escarpidou, qu’à midi nous mangeons,
Il y a des enfants, ici, que nous voyons,
Car il sert en semaine, de cantine scolaire,
Claude y est entré, il est à son affaire !


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L’église du pays, ici est très typique,
Un mur clocher en bois, une forme magique,
Nous l’allons visiter, car c’est une voisine,
Qui leur garde les clés, elle est là on devine.


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Intérieur étonnant, avec de beaux vitraux,
Et un plafond très bas, avec arche c’est beau,
Des tableaux nous racontent, deux façons de mourir,
Le bon et le méchant, c’est à nous de choisir.


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La dame a permis, un accès au clocher,
Pour les plus courageux, qui l’avaient demandé,
Et pendant ce temps là, Claude trouve un fauteuil,
Et se prend pour l’évêque, assure ici l’accueil.


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Un vieux confessionnal, m’attire tout à fait,
Je prends place au milieu, et Jeannot à côté,
Je lui donne bien sûr, vite l’absolution,
Et Claude veut aussi, ce moment d’exception !


Cette église St Roch, située au Prunet,
Permit à nos esprits, de vraiment s’évader,
Ce n’était pas prévu, c’est souvent comme ça,
Des moments de bonheur, qu’on ne regrette pas.


Bien vite maintenant, notre troupe est prête,
A se lancer bientôt, sur la route des crêtes,
Allons escalader, les beaux monts du Cantal,
Nature et soleil, c’est vraiment un régal !


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Montons au Puy Marie, presque dix huit cent mètres,
Par le Col de Peyrols, il va bientôt paraître,
Jeannot s’est arrêté, pour pouvoir admirer,
Mais notre ami Daniel, lui a continué !


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Shailesh met en cause, mon désenvoûtement,
Il n’était pas parfait, on le voit à présent,
Claude a pris possession, de son esprit c’est sûr,
Allons nous les revoir ? Ce sera vraiment dur !


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Heureusement très vite, ils ont fait demi tour,
Tout le monde descend, pour la photo du jour,
Jean-Pierre a aidé, Shailesh à placer,
Son appareil photo, tout prés sur un rocher.


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Le clic a retenti, et la photo est prise,
Mais de la découvrir, aurons nous la surprise ?
Je décide alors, de doubler la photo,
Avec mon appareil, et on l’aura bientôt !


Vers Salers nous allons, commence à se faire tard,
Ne pourrons pas tout voir, nous sommes en retard,
Un arrêt aux burons, nous paraît le bon choix,
Les estives sont là, les maisons on les voit.


Ce sont bien entendu, des reconstitutions,
Mais les détails sont là, il y en a à foison,
Des filles dynamiques, vont ici nous guider,
Et l’histoire du coin, elles vont nous raconter.




Une des constructions, aux Salers est dédiée,
C’est le nom de la race, de grande renommée,
De couleur marron rouge, elles sont belles à voir,
Leur lait fait le fromage, dont on parle ce soir.


Murs de basalte noir, couverture de lauzes,
Servaient à abriter, des différentes choses,
Tout d’abord le vacher, son aide boutillier,
Aussi le jeune pâtre, qui était là pour aider.


Parfois aussi le foin, aussi les petits veaux,
Une pièce ou plusieurs, de place jamais trop,
Ils vivaient là six mois, sans jamais redescendre,
Mais avaient du travail, qui permettait d’attendre.


Les vaches de Salers, ne donnent pas leur lait,
Si leur tout petit eau, l’action n’a amorcée,
Il faudra le sortir, à la vache l’attacher,
Et du sel sur son dos, pour qu’elle puisse lécher.


La vache et puis son veau, ainsi ne bougent pas,
On peut récupérer, tout le lait sans tracas,
Et il faut faire vite, et mettre la présure,
Car pour cailler le lait, bonne température.


Recueilli à trente-sept, et caillé à trente-deux,
On doit faire attention, et toujours pour le mieux,
Et on devra en plus, toujours utiliser,
Du lait produit par vaches, qui seule herbe ont mangé.


Le troupeau doit avoir, un seul propriétaire,
Deux raies sur le fromage, formeront un repère,
Et trois mois d’affinage, dans cave du buron,
Pour faire le Salers, fromage d’exception.


Le vacher c’est le chef, il connaît le métier,
C’est lui qui va produire, fromage de qualité,
Le boutillier qui l’aide, le pâtre, homme à tout faire,
Ces hommes oui c’est sûr, avaient du caractère.


Mais on n’en trouve plus peut-être pour cela,
Des cochons boivent aussi, le petit lait qu’il y a,
Il faut s’en occuper, et faire aussi le beurre,
Devaient pas trop dormir, ou alors quelques heures !


Le patron lui montait, pour les ravitailler,
Et un repas parfois, avec eux partageait,
Il repartait alors, en emportant le beurre,
Qu’avec des précautions, portait en sa demeure.


Pour gentiane Salers, un deuxième buron,
De cette belle plante, entendre la chanson,
Des fleurs de couleur jaune, mais ce sont les racines,
Qu’il fallait arracher, et c’est dur on devine !


Munis de grandes pioches, profond fallait planter,
Et ensuite racine, bien complète attraper,
Ce sont des Portugais, qui souvent étaient là,
S’il fallait essayer, on n’y arriverait pas.


Labounoux a trouvé, comment utiliser,
Racines avec alcool, trempées puis distillées,
Apéritifs amers, aux différents degrés,
Continuent de nos jours, encore à fabriquer.


La visite est finie, reste une vidéo,
Mais nous ne pourrons pas, la regarder tantôt,
Nous avons dégusté, apéritifs, fromages,
Nous n’avons pas le temps, visiter le village.


Le soir dernier repas, beaucoup de discussions,
Nous tarde pas vraiment, rentrer à la maison,
Rendez-vous dans le Nord, pour nouvelle aventure,
Et demain il faudra, reprendre les voitures !


Nous sommes bien ici, déjà habitués,
Pascaline c’est sûr, elle a su nous soigner,
Serions restés ici, si nous avions le temps,
C’est une adresse qu’on, recommande vraiment !


Merci à nos G.O., ils furent à la hauteur,
Pour bien nous promener, n’ont pas compté les heures,
Ils aiment la nature, et elle le leur rend bien,
Puisque des champignons, poussent dans leur jardin !

En souvenir d’un merveilleux séjour en parfaite amitié – Joris
10 Juillet 2009